Falorni 1 – Aubry 0 : l’occasion manquée de la première secrétaire du PS

Hier soir, le premier résultat commenté était aussi l’un des plus attendus : celui du match entre la candidate du PS Ségolène Royal et le dissident socialiste Olivier Falorni dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.

Le duel – qui avait cristallisé toutes les attentions politiques, médiatiques et people (car c’est bien dans ce rayon qu’il faut ranger le tweet de Valérie Trierweller) – a cependant tourné court puisque ce dernier s’est imposé avec 63% des voix.

Mais au-delà du résultat, le plus intéressant aura été la réaction en direct de Martine Aubry à son annonce. Alors qu’Olivier Falorni répond aux questions des journalistes de France 2, David Pujadas se tourne vers la Première Secrétaire du Parti Socialiste :

« Martine Aubry est-ce que vous souhaitez répondre à Olivier Falorni ?
– Non, je ne souhaite pas répondre. »

Et voilà, au soir de cette victoire socialiste, Martine Aubry adresse le pire signe qui soit : le refus du dialogue.

Alors que Falorni s’est toujours revendiqué socialiste, alors qu’il a toujours affiché son soutien à François Hollande, alors qu’il répète encore hier soir qu’il mettra en œuvre le programme de la majorité présidentielle dans sa circonscription, alors que la perche est tendue dans la voie de la réconciliation, Martine Aubry brise l’opportunité qui se dessinait pour normaliser les relations. Sauf à croire que la normalité, ce soit la guerre des clans et la solidarité des élites.

L’attitude est méprisante à l’égard de Falorni, elle l’est aussi pour l’ensemble de ses électeurs pris à témoin en direct sur France 2. Si elle ne souhaitait pas jouer en public l’épisode de la réconciliation, elle aurait pu se contenter d’un « Nous rediscuterons de tout cela avec Olivier Falorni dans les prochains jours ». Mais non, elle a choisi une fin de non recevoir.

« On ne peut pas être élu avec 75% de voix de droite et siéger à gauche », déclarait hier soir Ségolène Royal. Avec 63% des voix pour Falorni, difficile d’invoquer la thèse de la trahison ou celle du complot. Respecter le résultat, son vainqueur et ses électeurs (même s’ils ne sont pas tous « de gauche ») aurait bénéficié davantage à tous. Dommage.

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