Christophe Alévêque : l’art de l’insulte, ou pas.

On peut s’indigner – ne nous en privons pas, c’est tendance – des sommes faramineuses reçues par Zidane pour son soutien à l’organisation de la Coupe du Monde au Qatar en 2022.
On peut être au bord de l’overdose à force de le retrouver continuellement dans les pages de magazines et les spots publicitaires, prêtant son visage et sa voix à diverses marques.
On peut s’interroger d’une manière générale sur l’énormité des contrats publicitaires signés par l’ancienne gloire des Bleus depuis des années.
On peut même lui reprocher de nous avoir fait perdre la Coupe du Monde 2006.

Je suis de ceux-là.

Et un homme a porté ma voix et celle de beaucoup d’autres : Christophe Alévêque.

Surgi de nulle part, dans la rigueur du mois de décembre, ses mots couchés dans Sportmag ont tranché le (jeté un ?) froid :

« Si lui c’est une icône, moi je baisse les bras, je rends les armes, mon tablier et je vais sur une île déserte. Ce mec est un panneau publicitaire qui a trois neurones, qui nous a fait perdre la Coupe du monde 2006. Qui, maintenant, profite de son image à outrance. Pour moi, c’est une forme de prostitution. Ce mec est une pute ! Ecris le ! Je te jure, ce qu’il fait, c’est toujours en fonction de son nombril. C’est écoeurant. J’espère que les 11 millions qu’il a pris, il a les a donnés à une association, sinon c’est un scandale. Ce n’est pas son coup d’essai, il en a fait d’autres. Ambassadeur de Danone… Qu’il crève dans le yaourt ! »

Bon. En réalité, Alévêque n’a porté d’autre voix que la sienne. Et, colère froide ou pas, il est bien dommage qu’il n’arrive pas à exprimer son point de vue sans être insultant.
« Qu’il crève dans le yaourt » est une image qui aurait pu me faire rire si elle n’était pas la conclusion d’une succession d’injures au sommet desquels trônent tristement « prostitution » et « pute ».

Non, Zidane n’est malheureusement pas une icône au-delà de son propre sport. Non, Zidane n’est pas un modèle en tous points et ce n’est pas une nouveauté. Non, on ne peut pas attendre forcément qu’un exemple du football devienne un modèle de vie.

Mais quand brusquement on décide de s’en indigner, tout l’art consiste à le faire avec intelligence, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

A moins d’avoir un spectacle à promouvoir…

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