Ma relation avec Christine Ockrent

Que je le veuille où non, il semblerait que Christine Ockrent soit mon lien avec la télévision, une sorte de marraine médiatique qui m’accompagne depuis le début dans ma relation avec la petite lucarne.

Depuis le début… Vous allez comprendre.

Il y a quelques jours (déjà 18 en fait mais peu importe), je fêtais mon anniversaire. Jusque là, rien d’extraordinaire, il paraît que ça arrive au quotidien à beaucoup de gens biens. Un chemin intellectuel que je serais bien incapable de reconstituer m’amena alors jusqu’au site internet de l’INA sur lequel je comptais bien remonter les archives télévisuelles. Je mens en affirmant ne pas savoir comment m’être retrouvé là car, en réalité, la raison de cette petite démarche est archi simple voire tout à fait stéréotypée : au moment de vieillir d’une année, c’est un fait, on se retourne vers le passé pour ne pas perdre de vue sa jeunesse. Et c’est même un business depuis longtemps : vous vous souvenez quand vous offriez à votre grand-père la cassette vidéo de son année de naissance ? Et bien l’INA, c’est pareil !

Après quelques clics, j’arrive sur la vidéo que je cherchais et que je n’avais encore jamais vue : le journal de ma naissance, comme ils disent. Et c’est Dame Christine qui le présentait. Déjà.

De cette demie-heure qui était une des premières de mon existence, je peux à présent en retenir quelques enseignements :

  • D’abord, on a beau se plaindre de nos 20h, les journaux télévisés de l’époque étaient d’un ennui mortel. Avec une telle absence de rythme, cette monotonie des commentaires et ses longs plans fixes, il ne devait pas rester grand monde pour le film de la soirée (remarque complètement pourrie par le packaging marketing qui entoure nos programmes télé contemporains, je l’avoue)
  • L’histoire se répète : union de la gauche, crise automobile et conflits sociaux, relations internationales tendues autour de Kadhafi, Amoco Cadiz et dédommagement six ans après la marée noire… rien qui ne nous soit inconnu aujourd’hui. L’actualité n’existe donc pas, elle est relative.
  • On parlait de tennis de table dans le journal télévisé.
  • L’équipe de France gagnait des matches : 1-0 en match amical face à l’Allemagne (but marqué du pied). Là encore, les commentaires de Roger Zabel te font regretter un live d’Etienne Daho mais le plus marquant ce sont les violences dans les tribunes réprimées à grands coups de mandales par les forces de l’ordre. Une image comme celle-ci ferait aujourd’hui bien plus que l’effet d’un clapotis.
  • Alain Gillot-Pétré présentait la météo devant une carte de France qui était peut-être moche et punaisée au mur, mais elle était remplie de soleil (bordel !)

Les origines de ma relation avec Christine

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