Adieu Twittos, bonjour Twitteros
L’un des reportages s’intéressait à la violence des cartels qui gangrène la société mexicaine. Dans cet univers-là, les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance, notamment parce qu’ils sont un nouveau lieu de lutte entre pro et anti-cartels.
Les journalistes nous proposent alors de suivre un utilisateur de Twitter… Et c’est là que tout s’éclaire : le commentaire nous apprend qu’on appelle là-bas les utilisateurs de Twitter des “Twitteros”.
Génie. Cela fait des années qu’en France nous devons supporter le surnom de”Twittos”. Au début, la plupart s’en indignait – avant même que le mouvement du même nom n’existe (eh oui c’est ça Twitter, toujours un temps d’avance). Aujourd’hui, nous nous en sommes accommodés, faute de mieux.
Et voilà que débarque le Twittero, tout droit venu du Mexique. Ça a quand même plus de classe un Twittero, non ? Bien plus qu’un twitto sorti de sa cour d’école. Ça a un côté à la fois romantique et efficace, tel un pistolero du bon mot. Bref, l’appellation idéale pour que tous ceux qui n’accordaient que peu de crédit à ce réseau revoient complètement leur jugement.
Alors voilà, j’ai décidé de militer officiellement pour l’adoption de “Twitteros” pour dénoncer les adeptes du twitt en France. Et ceci est le billet qui signe mon engagement.
Mais ce combat ne se gagnera pas seul alors engagez-vous pour que le twitto ne soit plus qu’un lointain souvenir.

Euh… Tu es la réincarnation de Don Diego de La Vega ou quoi ?
Suite à cette proclamation, Charles Pasqua aurait déclaré : “Nous allons Twitterroriser les Twitterroristes”.
Non, non et non. Twittos, nul, Twitteros, nul aussi. Moi je lutte pour Twitterer, comme gamer, player, lover, etc.
Bof trop long…
Pourquoi pas les twitters tout simplement?
Il est plutôt absurde de former un néologisme français sur la base d’un préfixe anglais (des Etats-Unis, terre de naissance de Twitter) et d’un suffixe espagnol (l’Espagne n’a rien à voir dans l’histoire).
Sachant qu’aux Etats-Unis on utilise plutôt « tweeter » ou « tweeterer », sachant que les dictionnaires français (Larousse, Robert) ont validé le verbe « tweeter » et le substantif « tweet », il serait plus cohérent de rester sur cette lancée et de former les mots français « tweeteur » ou « tweetereur ». Le premier est plus simple, plus efficace, et se féminise aisément.
« Twittero[s] » reste un étrange attelage dérivé de « twitto[s] », qui n’était qu’à l’origine qu’une blague de potache (et qui aurait dû le rester).
Aussi milité-je, de mon côté, pour l’abandon de tout suffixe espagnol et pour l’adoption de « tweeteur ».